Huiles Essentielles et Perturbateurs Endocriniens

Dans cet article, je vous explique en quoi certaines huiles essentielles sont réputées « hormon-like » et peuvent être considérées comme des perturbateurs endocriniens, mais pas tout à fait comme les ingrédients cosmétiques polémiques dont on parle beaucoup en ce moment…

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

La définition la plus acceptée est celle de l’OMS, reprise depuis 2017 par l’Union Européenne plus ou moins dans les mêmes termes. On considère un perturbateur endocrinien toute « substance chimique étrangère à l’organisme, d’origine naturelle ou artificielle, qui peut interférer avec le système endocrinien d’un organisme et ainsi induire des effets néfastes sur cet organisme ou sur sa descendance ».

peintures endocrinien
Les perturbateurs endocriniens sont partout

On pense tout de suite aux molécules chimiques qu’on inhale sans s’en rendre compte (les émanations de colles, de plastiques, de peintures, les retardateurs de flammes, mais aussi les phtalates dans les parfums, et plus généralement pas mal de COV dans l’air des maisons). On pense ensuite aux molécules contenues dans de nombreux médicaments, parfois justement pour leur action sur le système endocrinien (les hormones de substitution par exemple). On pense évidemment aux plastiques qui contiennent le bisphénol A ou d’autres. Enfin, on pense aux ingrédients cosmétiques suspectés d’être des perturbateurs endocriniens lorsqu’ils sont appliqués sur la peau à répétition, ou de façon croisée avec d’autres (phenoxyethanol, dimethicone, triclosan, BHA/BHT, certains parabens, etc…).

On pense beaucoup moins aux huiles essentielles ou aux extraits de plantes, et pourtant pas mal d’entre eux ont une potentielle action de perturbateur endocrinien. J’en reste cependant un grand défenseur et je vous explique plus loin pourquoi…

Pourquoi avoir peur des perturbateurs endocriniens ?

En vérité, il y a encore peu d’études sur le sujet. Car il est difficile de mesurer l’action discrète des substances en cause sur le long terme, et sur de grands échantillons de population humaine.

Les plastiques : également un problème !

Ce qui est certain, c’est que les perturbateurs endocriniens au sens large sont fortement suspectés d’avoir un effet sur la santé humaine à plusieurs niveaux :

  • ils auraient une influence sur la fertilité, et en particulier sur la qualité des spermatozoïdes
  • ils auraient une influence sur le développement de certains cancers. Attention, ils n’est pas prouvé qu’ils « provoquent » tous le cancer, mais leur influence une fois que le cancer est là est certaine.
  • ils auraient une influence sur la maturité sexuelle (les règles chez les filles, la descente des testicules chez les garçons, etc.)
  • ils auraient une influence sur le développement du foetus (et plus tard, sur le QI de l’enfant, sur son équilibre nerveux, etc).

Relisez l’article sur les perturbateurs endocriniens dans vos cosmétiques ici.

Quelles huiles essentielles sont concernées ?

A vrai dire, toutes les huiles essentielles ou presque seraient susceptibles d’être assimilées à des perturbateurs endocriniens, car elles sont toutes composées à 100% de molécules aromatiques en tout genre, qui sont assimilables tantôt à des « hormones végétales », tantôt à des « stimulants » hormonaux, etc.

huiles essentielles
Les huiles essentielles aussi, mais pas toutes et pas toujours

Oui mais voilà, il s’agit là de molécules naturelles et non synthétiques, et qui plus est présentes dans chaque huile essentielle accompagnées d’autres molécules, ce qui les rend incomparables stricto sensu avec les molécules de synthèse présentes dans certains plastiques, colles ou cosmétiques.

Je partage d’emblée avec vous le témoignage d’Isabelle, une fidèle lectrice, qui nous explique la différence entre molécule naturelle et synthétique.

« A l’heure actuelle, la science considère qu’une molécule de synthèse est identique à une molécule naturelle. Il existe très peu d’études qui ont cherché à savoir si l’absorption des deux formes pouvait avoir des conséquences différentes. Dans la plupart des études, la source (synthétique ou naturelle) n’est même pas précisée. Mais il existe quelques études comparatives entre les sources naturelles ou synthétiques (pour les vitamines, par exemple), et elles confirment ce que certains thérapeutes sentent de façon intuitive (ce sont presque toujours des thérapeutes énergéticiens) : les molécules de synthèses posent problème là où les molécules naturelles n’en posent pas !

Très souvent les études sur les vitamines ont des résultats contradictoires inexplicables. Mais si on intègre cette donnée (molécule naturelle ou synthétique) alors les différences de résultat prennent sens. L’être humain est une partie d’un tout, la Nature. Les molécules de synthèse ne font pas partie de ce tout. Notre corps n’est pas programmé pour reconnaître ces molécules. N’est-ce pas logique que ces molécules synthétiques nous perturbent ? »

J’ajoute qu’en effet, certaines études font réfléchir : ainsi par exemple il a été prouvé que le linalol , molécule aromatique bien connue, cause des allergies lorsqu’il est testé en tant que molécule isolée (donc synthétique ou très travaillée par l’homme), alors que le même test avec l’huile essentielle de lavande vraie qui en contient beaucoup ne cause pas du tout les mêmes réactions allergiques, et beaucoup moins.

Pas de panique, l’usage des huiles essentielles à faible dose, dans un cosmétique par exemple (1% ), ne donne ni le cancer, ni n’a d’influence sur la fertilité. D’ailleurs, pour être honnête, votre peinture murale ne vous donne pas le cancer pour autant que vous l’utilisiez correctement. Tout comme l’air que vous respirez à la maison, pourtant chargé, ne vous abîme pas forcément la santé. Car tout cela est multifactoriel et s’exprime sur la durée à la fois… Donc chaque cas est un peu unique à vrai dire….

Si vous êtes enceinte ou allaitante, il faut cependant être plus prudent. Il en va de même si vous souffrez d’une maladie déjà présente à dimension hormono-dépendante (cancer …).

Dans ces cas précis, non seulement je recommanderais d’éviter les phtalates, les COV, les émanations de vernis, etc… mais il faut bien recommander aussi d’éviter certaines huiles essentielles, en particulier les huiles essentielles à sesquiterpènes et/ou alcools sesquiterpéniques.

Il n’y a aucune étude là-dessus, mais tout ce qu’on sait, c’est que ces molécules (comme le sclareol, le patchoulol…) imitent vraiment des hormones car leur structure chimique leur ressemblent. Ce qui théoriquement peut stimuler les récepteurs endocriniens, et donc jouer un rôle de perturbation.

ll n’existe pas de « liste officielle » des huiles essentielles concernées, mais je souhaite vous donner ici  une liste non exhaustive, à des fins d’aide si vous êtes pharmacien ou naturopathe, ou tout simplement utilisatrice d’HE.

Je me suis centré sur les essences les plus courantes en aromathérapie, qui contiennent tantôt une part importante de sesquiterpènes, tantôt d’alcool sesquiterpénique. C’est un exercice qui n’est pas scientifique, mais qui vous aidera si vous devez éviter tous les perturbateurs endocriniens (si vous êtes enceinte, ou atteint(e) d’un cancer hormono-dépendant par exemple). Voici ma liste des huiles essentielles les plus assimilables à des perturbateurs endocriniens :

  • Achillées (plusieurs sous espèces)
  • Santal des Indes (Amyris balsamifera)
  • Céleri
  • Ylang-ylang totum (mais à des doses cosmétiques, je pense vraiment qu’il n’y a pas d’action endocrinienne).
  • Cèdre (tous)
  • Camphrier (Cinnamomum camphora, mais pas le Ravintsara)
  • Myrrhe (Commiphora molmol)
  • Cyprès (tous)
  • Lemongrass
  • Palmarosa (mais dans une mesure vraiment limitée)
  • Carotte sauvage ou cultivée (Daucus carota) (mais dans une mesure limitée car la molécule concernée est ici assez unique)
  • Eucalyptus globuleux (Eucalyptus globulus)
  • Hysope (Hyssopus officinalis)
  • Genévrier
  • Ledon du Groenland
  • Verveine citronnée
  • Matricaire ou camomille allemande (matricaria recutita)
  • Niaouli (melaleuca viridiflora)
  • Cajeput (melaleuca cajuputii)
  • Mélisse
  • Nard Jatamansi
  • Patchouli
  • Tous les pins et les sapins mais par principe de précaution car très faible action théorique
  • Sauge sclarée
  • Santal blanc
  • Tanaisie annuelle (Tanacetum annuum)
  • Vetiver
  • Gingembre officinal

Ces huiles essentielles ne sont PAS à éviter à tout prix. Si vous êtes dans un état normal, elle ne vous donneront ni cancer ni n’altéreront votre santé bien au contraire.

Mais pour un usage thérapeutique, elles seront à éviter si vous êtes enceinte, allaitante ou souffrant(e) d’une maladie hormono-dépendante de type cancer.

grossesse au naturel
Enceinte, ne paniquez pas SVP ! 😉

Enceinte et fan d’aromathérapie ?

Si vous êtes enceinte ou allaitante, il faudra éviter durant toute la grossesse les huiles essentielles listées ci-dessus hors usage ponctuel et cosmétique.

Il faudra en outre éviter aussi les huiles essentielles réputées « abortives » et/ou neurotoxiques : menthes, sauges, giroflier, aneth, romarin camphré et toutes les HE camphrées.

A partir du 4ième mois, vous pourrez utiliser des huiles essentielles à des dosages cosmétiques en toute quiétude si vous optez pour des dosages très faibles (autour de 1%) et n’utilisez que des huiles essentielles bien tolérées : lavande vraie, petitgrain bigarade, tea-tree, laurier noble, camomille noble, etc… Relisez mon article sur la grossesse et les huiles essentielles SVP.

Lisez mon livre « Slow Cosmétique pour toute la famille » qui traite de la beauté au naturel pendant la grossesse, l’allaitement, et pour les bébés. Ce livre est plus chouette à lire que cet article, croyez-moi, il est destiné à un public large ! Achetez aussi vos huiles essentielles auprès de producteurs de qualité comme ceux du réseau Slow Cosmétique (cliquez).

 

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26 Commentaires

  1. Bonjour Julien,

    Merci pour cet article ! Je ne suis pas sûre que ce soit l’endroit mais j’ai une question sur l’huile essentielle de palmarosa. J’en mets une goutte sous chaque aisselle en guise de déodorant après la douche. Je l’utilise donc non diluée (sur les conseils d’une vendeuse qui m’a dit que ce n’était pas dangereux vu la quantité). Qu’en pensez-vous ? Est-ce dangereux sur le long terme ? Si oui, avec quoi puis-je la diluer pour continuer de l’appliquer facilement (je suis vraiment très contente de ce « déo » express ^^).
    Merci pour votre réponse,
    Sophie

    • Alternez avec 1 goutte de Laurier Sophie

      • Bonjours Julien
        Je suis une adepte et fan de la slow cosmetique depuis 2 ans. Je viens de lire votre article, on m’a diagnostiqué un cancer du sein et comme j’utilise des HE pour les cheveux, sérum fait maison, dans ma crème de jour et baume pour le corps est ce que je dois arrêter, je suis un peu perdu pouvez vous me répondre svp
        Merci pour vos livres et vos articles
        Nadège

        • Bonjour Nadège, je suis de tout coeur avec vous ! Il vous faut éviter les huiles essentielles citées dans l’article. C’est aussi « simple » que cela même si hélas parfois compliqué. Vous avez aussi une sélection de produits sans huiles essentielles et adaptés aux cas de cancers sous traitement ici : trousse de beauté cancer

  2. Bonjour,

    Et pour les maladies auto immunes, doivent elles être évitées ?

    Merci de votre retour.

    • Je suis moi-même atteint de diabète de type 1, de vitiligo, de coeliaquie et de Hashimoto. 4 maladies auto-immune, et bien au contraire les huiles essentielles sont pour moi d’un grand secours.

  3. Bonjour Julien,

    Cet article n’est pas fait pour me rassurer lol
    Moi qui ne me suis pas encore lancée dans l’utilisation des HE, j’essaie d’y comprendre quelque chose depuis que j’ai commencé à lire votre lire « Adoptez la slow cosmétique », je ne l’ai pas finis mais il est excellent!

    Dans la plupart de vos recettes les HE sont présentes, moi je me trouve dans une situation où ne sait comment les utiliser et surtout savoir si je peux.

    J’ai revu ma dermato, non consultée depuis 6 ans, pour faire un nouveau diagnostic de ma peau, car j’étais pas sûr de ce que j’avais exactement et voulant passer au naturel, même si j’ai déjà commencé à utiliser les huiles végétales, mon problème de peau ne se règle pas.

    J’ai une dermatite atopique, allergies en tout genre, peau réactive aux émotions, pollution, produits ménagers etc… Avec un peu de rosacée, quelques vaisseaux visibles et quelques boutons de rosacée.
    Mais ce qui me gêne le plus c’est cette dermatite car j’ai la peau très sèche qui démange, tiraille, des plaques rouges…

    A part de me proposer à antihistaminique et une crème dermatologique Atopiclair, pas d’autres solutions médicalement parlant et je dois aussi hydrater ma peau avec une crème dermato-cosmétiques dont elle m’a donné plusieurs marques à acheter en pharmacie/parapharmacie je ne sais pas si elles sont slow…

    J’ai évoqué les huiles végétales, mais elle était complètement fermée là-dessus, elle m’a clairement dit qu’elles bouchent les pores et provoquent des boutons. J’ai compris qu’elle n’était pas du tout « ouverte » au naturel.
    Qu’en pensez-vous?

    J’ai vu une recette dans votre livre un sérum antirougeurs, peut-il être adapté à mon cas? il y a-t-il un risque d’allergies avec les HE? Vous dites de l’appliquer matin et soir sur les zones marquées, mais moi il me faut aussi hydrater ma peau, comment puis-je faire dans le cas où ce sérum me serait adapté? Je mets le sérum et par dessous la crème hydratante? Sinon un autre sérum?

    Je voudrais aussi utiliser votre sérum contour des yeux et sérum anti-âge liftant, comment je peux combiner tout cela en même temps? Est-ce que l’utilisation du sérum anti-âge liftant peut être aussi utiliser en tant que contour des yeux, car honnêtement je ne vois pas comment utiliser le contour des yeux et l’autre en même temps?

    Il n’y a pas vraiment de layering proposé pour les peux sensibles, je veux dire comment nettoyer ma peau du visage, si je peux utiliser de temps à autre du savon (celui au souffre dont vous avez parlé dans votre page facebook où vous deviez faire un article dessus ici il me semble…), le gommage visage anti-âge au bocarbonate et citron comme indiqué dans votre livre et autre

    Et du coup sur une peau telle que la mienne puis-je faire des massages liftant?

    Je continue à vous suivre, vous êtes génial.

    • Bonjour Nanou ! Dites donc c’est une vraie demande de consultation que vous me faites là ! Hi hi ! JE ne peux pas vous proposer de consultation ici et encore moins me substituer à votre thérapeute.
      Votre peau semble sensible et réactive et vous débutez, alors franchement dans le doute je préfère vous conseiller de parler à votre thérapeute de la routine de base Slow Cosmétique sans huile essentielle ou presque, mais bien avec des huiles végétales non comédogènes et des crèmes adaptées.
      ROUTINE SOIR : Pour le démaquillage, je vous conseille l’application d’un gel moussant sans savon anti irritant comme ce gel lavant sans savon
      Et toujours finie par l’application hydrolat de bleuet sans alcool pour apaiser les rougeurs, réacidifier le pH en douceur et préparer la peau à l’hydratation qui suit
      Ensuite, on masse 3 gouttes d’huile d’argan de qualité longuement sur le visage.
      C’est tout.
      ROUTINE MATIN :
      On se débarbouille à l’hydrolat bleuet / On masse de 3 larmes d’huile d’argan (huile à bien faire pénétrer, prendre le temp) / on applique la crème de jour.

      Pour vous il semble falloir une crème anti-âge, adaptée au contour de l’oeil et en même temps adaptée aux peaux sensibles. Oh là là il n’y en a pas 36 , mais je pense à la crème des Happycuriennes la Joyeuse.
      Choisissez en fonction de votre budget et de votre cas précis. Je ne peux pas aller plus loin ici et vous non plus d’ailleurs, mais toutes les autres infos sont sur ce blog ou dans mes livres. Merci ! Bien à vous, Julien

  4. Coucou Julien !

    Ravie de ce blog et des conseils ! (et que dire de votre bonne humeur communicative! 😉 )
    J’ai une petite question qui ne concerne pas cet article mais je n’arrive pas à commenté sur d’autres pages

    J’ai la peau très sèche et très inconfortable de base, j’ai dû prendre un court traitement à base de corticoïdes qui me l’a beaucoup asséchée et abimée, résultat des traits marqués, des rougeurs, des petits boutons mais avec la peau très sèche même sur la zone T, et la couperose beaucoup plus marquée depuis.
    L’huile d’onagre que j’utilise quotidiennement n’est apparemment pas suffisante. Le médecin m’a dit de continuer le dexeryl, la pharmacienne m’a quant à elle conseillé d’utiliser en plus un macérât de calendula, dont j’ai lu les bienfaits sur le blog
    Mais j’ai mal réagi au macérât, d’énormes palpitations à chaque fois que je l’utilise.. (mon père a voulu essayé le macérât, même effet, il n’en revenait pas!)
    Quelle huile végétale se rapprochant des propriétés apaisantes et réparatrices du calendula pourrais-je utiliser ?

    Merci d’avance !

    • Laure une réaction au calendula est ultra-rare mais votre lignée peut-être réactive aux esters de faradiol du produit. Dans ce cas, votre huile apaisante à masser sur les zones délicates peut être l’huile de chanvre (cliquez).

  5. Bonjour Julien,

    Mille excuses j’aurais dû poser une seule question lol
    « Comment prendre soin d’une peau sensible et réactive tout en combinant des sérums anti-âge »?

    En faites je trouve qu’il n’y a pas suffisamment de propositions pour traiter au naturel des peux sensible et très réactive, en plus de couperose/rosacée même à faible dose.

    J’ai pu trouver quelques petites choses sur votre blog, mais loin pour m’aider. Je sais vous n’êtes pas médecin et ne pouvez vous substituer lol, mais je m’intéresse beaucoup au naturel, donc je me tourne vers vous pour avoir quelques pistes… Surtout que vous proposez des sérums/masque et divers soins naturels qui sont vraiment tentant.

    Ma dermato ne veut pas entendre parler des huiles végétales, pour elle, elles sont tout simplement néfastes et n’apporte aucunes améliorations…. Et ça me déprime de devoir me tourner vers Avène, Bioderma ect…. que ce soit pour le côté hydratation que crème vieillissement cutanée…

    Il faudrait faire tout un livre ou un long chapitre pour traiter en long/large de ce type de peau sur tout les aspects.

    Je vous remercie pour vos conseils, par contre la crème les Happycurriennes contient de l’alcool et parfum, ma peau est réactive à ses deux ingrédients.

  6. Sinon quand est ce que vous viendrez à Paris prochainement?
    Afin de vous rencontrer 🙂

  7. CAMON Jean-Philippe

    Bonjour,
    Je pense qu’il s’agit d’un sujet dont on vous allez désormais souvent entendre parler, mais avez-vous vu les dernières « rumeurs » concernant l’activité hormonale des huiles de tea tree, et lavande, mais également à priori de quasiment toutes les huiles essentielles. Comme vous l’expliquez très bien, ces huiles sont constitués d’au moins 100 composants différents, et les études à ce sujet sont quasi inexistantes. Des recherches au centre d’endocrinologie es USA viendraient d’être effectuées tout récemment, en relation avec des gynécomastie datant de 2007 …
    Alors certes, vous annoncez qu’une dilution cosmétique à 1% n’aurait que peu d’impact, mais que penser de toutes ces soit-disant nouvelles recherches ? La polémique remonte à 2007 puisque j’étais déjà au courant, mais des chercheurs se plongeraient dans le sujet que désormais… Peut-on parler de sujet de mode, que c’est juste une façon de casser ce monde de l’aromathérapie qui ne rapporte rien aux laboratoires ?
    Personnellement, je suis certain que personne ne connait le pouvoir de ces huiles, et que effectivement il pourrait y avoir des dégâts collatéraux non connus. Mais donc que faire? l’aromathérapie me passionne, doit-on avoir peur de tout, ou à la limite attendre les recherches ultérieures ? qui n’arriveront peut-être jamais ?
    Au plaisir de vous lire,

    Jean-Philippe

    • Je pense sincèrement que non Jean-Philippe. Les huiles essentielles sont utilisées pour l’aromathérapie depuis les années 1920 en réalité, en tout cas en cosmétique, et pour l’aromathérapie médicale depuis les années 80-90. Je pense sincèrement qu’elles sont bénéfiques pour la santé et la beauté, et que certes les principes de précaution et conditions d’utilisation sont nombreux mais qu’ils ne font pas perdre leur intérêt aux essences aromatiques.

  8. Bonjour,
    Je suis une adepte des huiles essentielles et je les utilise aussi sur mon lui de travail.Essentiellement n mélange de ravintsara, tea tree et eucalyptus radié, j’applique 2-3 gouttes sur un poignet, je frictionne et je respire. Or, je partage mon bureau et je viens d’apprendre que ma collègue est enceinte.Dois-je arrêter les huiles essentielles le temps de sa grossesse ?
    Merci de votre réponse.

  9. Bonjour Julien ! Et merci pour cette article sur les HE . Alors je dois avouer que du coup je n’ai « pas peur pour moi même  » mais tout cela n’est pas très rassurant !! . Moi qui suis une addict aux HE !? .
    Pour ce qui c’est passé à Trèbes, ce matin là je devais allé chercher mes courses ( je réside à côté) . Pour une raison toute bête j’ai préférer remettre a l’après-midi alors là autant vous dire que j’ai eu des sués lorsque j’ai était informé de ce drame mon Dieu .
    Nous vivons dans un monde mi figue mi raisin mais comme vous je ne baisserais pas les bras . Bon je n’es pas de maladie donc je continue à utiliser mes HE mais mon fils qui es diabétique de type 1 , je vais redoublé de vigilance.
    Encore merci à vous Julien ! Très belle fête de Pâques

    • Coucou Marie ! Moi aussi je suis diabétique de type 1 depuis mes 17 ans et les huiles essentielles sont plutôt pour moi salvatrices (je prends par exemple des capsules d’HE cannelle + origan régulièrement, mais aussi des capsules d’HE de menthe poivrée). Bien à vous,

  10. Coucou Julien,

    Ah là, là je vous ai raté le 17 mars….j’étais en déplacement donc pas possible de venir. Vous serez très gentil de nous informer de votre prochaine présence à Paris 🙂

    Ah là, là, que lis-je? J’ai été tenté et aie acheté des H.En la tee tree et géranium d’Egypte, mais là avec ce qu eje lis j’ai peur de les utiliser…

    Je souhaiterai diminuer mon problème de dermatite atopique, donc si j’utilise juste pour faire un essai, 3 goutte d’huile de jojoba et une seule goutte d’H.E tea tree, matin et soir, ça semble correct comme dosage?

    Pareil pour essayer de faire disparaître mon acné rosacée, 3 gouttes d’huile de calophylle et une goutte huile essentielle de lavande vraie ou autre? Je voudrai juste faire un essai mais essayer la meilleure combinaison, c’est dire un jour sur 3 utiliser matin et soir pour la dermatite atopique, l’acné rosacée et votre sérum anti-ride, cela vous semble-t-il un bon début?

    Moi dans tous les cas je ne souhaite pas en faire une utilisation sur la durée, mais quelques semaines voir un mois, juste pour voir le résultat et si je fais des allergies j’arrêterai.

    • Nanou, si vous n’êtes pas diagnostiquée cancéreuse hormono-dépendante, alors il n’y a aucune raison d’éviter les huiles essentielles citées. 😉

  11. Bonjour julien ;
    J’ai des seins polykystiques , d’après les gyneco ça vient dune carence en progesterone (exces de oestrogenes )
    j’ai visite un naturopathe et m’a donne un mélange d’huiles essentielles pour absorber les kystes , quand j’ai lu les ingredients , jai trouve : H.E ROMARIN , H.E thym parmis composition
    J’ai fait une recherche dans le net et il parait que ses deux H.E ne sont pas compatibles avec mon cas car ils sont des phyto-oestrogenes .
    Que pensez vous ?

    • Lara je ne peux pas vous répondre sans avoir la formule complète (dosages) et les HE complètes (nom latin complets et chémotype).

  12. Bonjour

    Je suis atteinte d’un cancer hormono- dependant et une naturopathe m’a dit que je pouvais substituer la palmarosa,dans mon deo maison, par 2 HE : celle de tea tree + de la bergamote sans furocoumarine. Je me suis renseignée et il semblerait que l’HE de tea trea serait aussi oestrogénosante…est-ce que cela est vrai? Qu’en est-il de la menthe poivrée? Puis-je en utiliser ?

    Merci infiniment pour votre aide et votre liste même si elle est non exhaustive c’est la plus fournie que j’ai pu trouver.

    Bonne continuation
    Anne

  13. Bonjour,
    Je réagis juste au témoignage d’Isabelle.
    « Notre corps n’est pas programmé pour reconnaître ces molécules. N’est-ce pas logique que ces molécules synthétiques nous perturbent ? » Une molécule est une molécule. Par exemple, une molécule de vitamine C crée a la même tête qu’une naturelle. Ce qui change ce sont les adjuvants. Par exemple pour la vitamine C, si vous la prenez naturelle comme dans l’acérola ou le kiwi, vous aurez tout le package autour de la vitamine C comme les flavonoïdes ou les caroténoïdes par exemple. Et c’est plutôt ce package qui change la donne selon certaines études. Ce n’est pas vraiment la molécule en elle même mais tous ses adjuvants ou non.