Cancer : le scandale des perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques



Lire les étiquettes des cosmétiques, la seule solution pour faire changer l'industrie
Lire les étiquettes des cosmétiques, la seule solution pour faire changer l’industrie

C’est bientôt la journée mondiale du cancer (le 4 février d’après mes infos)…

Alors je tenais à vous parler d’un sujet un peu délicat : les perturbateurs endocriniens dans nos cosmétiques.

Je voulais aussi vous présenter mon amie Pascale qui vient de se sortir d’un cancer du sein.

Avec elle, je me suis posé des questions importantes sur la composition des cosmétiques utilisés en nombre par les femmes, malades ou non…

J’ai longtemps hésité à écrire cet article car il jette un pavé dans la mare… Allez, plouf, on y va !

Perturbateurs endocriniens, kézako ?

Je vais tenter de simplifier… Le terme “perturbateurs endocriniens” désigne un nombre important de substances, naturelles autant que synthétiques, qui “imitent” l’action des hormones dans notre corps lorsque nous les consommons. Notre organisme est soumis à leur action parce qu’ils sont partout : dans la nourriture, dans l’environnement, et bien entendu dans nos cosmétiques aussi. Un exemple pour comprendre : une molécule de sclaréol est présente dans l’huile essentielle de sauge-sclarée. Lorsqu’elle est assimilée par l’organisme, elle est perçue par nos récepteurs hormonaux comme le serait un oestrogène, une hormone féminine. C’est la raison pour laquelle l’huile essentielle de sauge sclarée, et à vrai dire tous les extraits végétaux de sauge sclarée, sont conseillés bien souvent en cas de troubles pré-ménopause. Et déconseillés en cas de maladie hormono-dépendante.

La toxicité des perturbateurs endocriniens est encore assez mal définie. Il faut reconnaître que c’est un domaine tellement vaste qu’il est bien difficile d’établir de façon précise les modalités d’actions de ses substances, leur assimilation, etc. Par contre, il semblerait que ce soit la dose à laquelle on est exposé, sur la durée, qui puisse poser problème.

Ce qui est certain, c’est qu’une écrasante majorité des cosmétiques conventionnels contiennent des substances soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens. L’étude récente de l’UFC Que Choisir parle d’elle-même. On trouve du triclosan dans un dentifrice très connu. On trouve du propylparaben dans des déos, des gels douche, des fonds de teint.

C’est dingue, mais c’est comme cela. Pourquoi ? Parce que l’industrie cosmétique ne change vraiment son fusil d’épaule que lorsque les produits ne se vendent pas, ou qu’il y a un vrai scandale… Et ici, le scandale des perturbateurs endocriniens est assez discret : ses effets ne sont pas immédiatement démontrables, et personne ne se chope un cancer juste après une douche ou une application de vernis à ongles plein de dibutylphtalate (je ris, mais je ris jaune…;-))

Quels perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques ?

Lire et relire la composition INCI, cela devrait être un réflexe !
Lire et relire la composition INCI, cela devrait être un réflexe !

La liste est très longue… Et le but de mon article n’est pas de vous donner cette liste car elle n’existe pas à vrai dire.

Il y a des familles d’ingrédients cosmétiques qui sont à coup sûr des perturbateurs endocriniens lorsqu’ils sont présents et consommés à forte dose, et il y a ceux sur lesquels le doute plane… Quoi qu’il en soit, dans le doute, on aurait tendance à s’abstenir.

C’est ce que promeut le mouvement Slow Cosmétique.

C’est notamment pour cela que l’Association Slow Cosmétique combat pour une cosmétique sans substance polémique pour l’environnement ET pour la santé.

Je vous invite à lire l’article de Oolution ici qui dresse une liste très bien faite et documentée. Voyez aussi la liste plus générale par cancer-environnement.fr.

Je me limiterai à vous citer les affreux les plus courants que vous devez éviter dans les listes INCI de vos produits en bref :

– des parabens, dont les methyl- propyl- ethyl- et butylparaben.
– le phenoxyethanol
– le triclosan et le BHA, des conservateurs
– des filtres UV synthétiques : benzophenone, oxybenzone et consorts…
– les phtalates, et surtout le diethyl phtalate et les noms composés avec phtalic acid. Attention, je vous parlais récemment des phtalates dans les parfums synthétiques. Le nom “Parfum” ou “Fragrance” dans une liste INCI désigne un parfum synthétique.

Je ne mets volontairement pas les molécules naturelles dans la liste, même s’il est bien connu que les alcools sesquiterpéniques (sclareol, patchoulol, etc) contenus dans certaines huiles essentielles ont un effet oestrogen-like (HE de cèdre, de cyprès, de sauge sclarée, de patchouli, de niaouli). Je vous répète souvent de manier les huiles essentielles avec prudence, mais je ne veux pas fausser l’objet de mon article : dénoncer la présence de perturbateurs endocriniens synthétiques dans des produits cosmétiques de masse et de luxe, ceux qu’on consomme les yeux fermés !

Pascale, sa trousse de beauté et son cancer

Parlons-en, des yeux fermés ! Les femmes qui souffrent d’un cancer du sein sont de plus en plus nombreuses. Certes, on dépiste beaucoup plus qu’avant alors les statistiques montent. Mais quand même, moi cela me perturbe de voir toutes mes amies y passer. La faute à qui ? à quoi ? Je ne suis pas cancérologue alors je ne répondrai pas à cette question, et je comprends qu’il y a une multitude de facteurs croisés. Mais je pense sincèrement que les cosmétiques, certains en tout cas, jouent au moins un petit rôle noir dans l’histoire…

Pascale et ses produits offerts pour sa beauté post cancer
Pascale et ses produits offerts pour sa beauté post cancer

Pascale est une amie. Elle est styliste et a un mari adorable ainsi que deux enfants. J’aime beaucoup son rire et elle aime beaucoup le mien, alors on s’entend bien comme cela depuis quelques années. L’an dernier, elle a été touchée par le cancer du sein et a subi la chimio, puis la radio. Je vous passe les détails… Elle est en rémission, là. C’est super.

Récemment, elle a demandé à me voir parce qu’elle venait de vivre une drôle d’expérience en tant que patiente…

Les femmes atteintes du cancer du sein sont aujourd’hui encadrées à merveille par les équipes médicales, mais aussi par des associations qui leur proposent un soutien psychologique et/ou esthétique. Ces associations font un travail super. C’est incontestable. Des bénévoles réunissent des patientes, et les invitent à se chouchouter, à se faire belles malgré la maladie.

Pour se faire belle, il faut des cosmétiques. Et là, eh bien Pascale et moi on s’est posé des questions…

Quels cosmétiques en cas de cancer ?

Des marques comme Estée Lauder ont donné le ton il y a bien des années, avec la campagne pink ribbon (ruban rose) notamment. Ces marques ont investi des millions dans la recherche contre le cancer. Tout le monde applaudit et c’est en effet très bien. Ce qui m’étonne, et qui a étonné Pascale, c’est que plusieurs de ces marques n’ont pas forcément exclu de leurs formules les substances sur lesquelles un doute plane au niveau endocrinien. Dingue, non ?

Mon amie Pascale a été reçue par l’association Belle et Bien dans le Nord. L’association est active partout en France. Une super association de professionnels et de bénévoles qui propose des ateliers cosmétiques notamment aux patientes. Lors d’un atelier, Pascale a été gâtée et a reçu un important colis de produits cosmétiques. Parmi les marques représentées dans ce colis cadeau, rien que du beau monde : Clarins, Avène, Vichy, Eucerin, Atrix, Yves Saint Laurent et Sysley. “De très bons produits” a dit l’animatrice qui était professionnelle, aimable et motivante m’a dit Pascale. L’association Belle et Bien est présidée par le président de la FEBEA (la Fédération des Entreprises de la Beauté). J’imagine que cela peut expliquer en partie les beaux produits offerts. Lorsque Pascale a ouvert son colis, elle était émerveillée car il était très généreux. Mais elle s’est évidemment souvenue de mon livre “Adoptez la Slow Cosmétique” qui nous invite à lire les étiquettes. C’est là qu’elle a demandé à me voir…

La seul ruban qui ne s'intéresse pas aux produits qu'il couronne
La seul ruban qui ne s’intéresse pas aux produits qu’il couronne

Eh oui, les cosmétiques que Pascale avait reçu contenaient presque tous au moins une substance polémique!

La crème désaltérante de Clarins contenait du phenoxyethanol par exemple. La lotion pureté thermale de Vichy du parfum synthétique et de l’EDTA (pas un perturbateur endocrinien mais un ingrédient considéré comme polluant et irritant par beaucoup). La touche éclat Yves Saint Laurent du phénoxyéthanol… J’arrête ici parce que le but n’est pas du tout de cibler l’une ou l’autre marque. Ce que je cible ici, c’est la question du SENS !!

Quel est le sens de ces formules ? Et quel est le sens de recommander ces produits à ces femmes ? Comment se fait-il qu’en 2015 on trouve dans une trousse, offerte à des femmes qui sortent d’un cancer hormono-lié, des produits cosmétiques qui contiennent des ingrédients tantôt inertes et décevants, tantôt potentiellement toxiques au long terme ?

Moi, je n’y vois aucun sens. Je suis triste, affligé, déçu, même si je suis mieux placé mieux que personne pour savoir que tout cela existe. Triste, mais pas déprimé. Mon coeur bat fort pour la Slow Cosmétique qui nous invite à utiliser des matières plus nobles, plus naturelles, quitte à y perdre un tout petit peu en confort et en rêverie…

Parce que c’est bien là le problème : on rêve éveillé ! Les cosmétiques conventionnels ne sont pas ceux qu’ils prétendent être, et pourtant tout le monde ou presque s’en fout un peu. Certes, nous sommes des centaines de milliers à le savoir et à opter pour de la cosmétique propre, naturelle, bio ou transparente, appelez la comme vous voulez. Mais on est pas encore assez pour permettre aux grandes marques de se rendre compte que cela suffit ! Pas assez non plus pour qu’au sein d’ateliers beauté et bien-être destinés aux femmes malades on fasse passer le message, même si on y fait déjà un travail excellent je le répète.

C'est quand qu'on arrête d'être des pigeons ? ;-)
C’est quand qu’on arrête d’être des pigeons ? 😉

Interview slow

Alors voilà, cet article se termine avec une petite interview de Pascale, parce que j’avais envie de partager avec vous son ressenti à elle face à tout cela. On se pose les questions, les bonnes, en toute quiétude. Et dans le doute, on préfère aller faire un tour dans les rayons des cosmétiques slow pour se faire du bien dans la salle de bain 😉

JK : Quelle était ton utilisation de la cosmétique en général avant ton cancer du sein ?

PM : Je me maquillais peu, donc le peu que j’utilisais devait être “de bons produits”. Je m’orientais sur des produits vendus en pharmacie style Nuxe. Pour les rouge à lèvres j’achetais des marques chères style YSL ou Chanel. Pour le visage, je mettais depuis peu de l’huile de carotte vendue en magasin bio.

JK : Quel est ton sentiment face aux produits qui t’ont été offerts lors des ateliers cosmétiques Belle et Bien proposés aux malades ?

PM : Lors de la séance nous avons été toutes très agréablement surprises de tous ces produits offerts ! D’ailleurs l’esthéticienne accompagnante nous a fait remarquer que tous les produits étaient trés bien.
C’est après ces 2 heures de séance, avec les produits sur la peau que j’ai eu des doutes. Cet atelier a été un réel plaisir pour toutes les filles mais je ne peux pas cautionner ces produits qui comportent des matières pétrochimiques, plastiques, des perturbateurs endocriniens… Je les ai donnés à d’autres personnes à qui j’ai fait toutes les recommandations sur les compositions. Même avec de lourdes pathologies, j’ai l’impression que c’est le business avant tout qui prime ! Mais je remercie les bénévoles et l’esthéticienne. Je ne pense pas qu’elles sachent…

JK : La maladie et la traitement ont-ils changé quelque chose dans ton rapport aux cosmétiques ?

PM : Tout a changé, pour moi, comme pour les personnes proches. Il y a eu une longue période où je ne mettais plus aucun produit. Depuis peu, j’ achéte des produits certifiés bio pour la peau, le rouge à lèvre, le dentifrice, le shampoing…..Pour ma fille de 14 ans qui commence à se maquiller je lui ai offert à noel un mascara, une BB crème et un produit démaquillant slow. On s’intéresse aux produits portant la Mention Slow Cosmétique.
JK : As-tu exprimé ce sentiment autour de toi ? Aux membres du personnel soignant ou animant des ateliers ? Etait-ce facile ?

PM : Lors de la séance, non je n’ai pas osé. Aujourd’hui, j’exprime ce sentiment autour de moi, à des amies proches mais aussi aux filles qui sont aussi comme moi dans la maladie (on se voit régulièrement). Je le fais facilement. Mais je n’ai pas eu l’occasion de revoir l’esthéticienne. Ce sera peut être plus difficile mais je ferai passer le message. D’ailleurs je l’ai déjà fait dans une pharmacie et chez Body Shop !
Les filles qui sont malades restent démunies en général par rapport à la cosmétique malgré les informations que je fais passer. Voilà, j’espère que je n’ai pas été trop longue. Et je souhaite que mon témoignage pourra aider toutes les femmes.

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57 Commentaires

  1. Merci Pascale, ayant comme toi souffert de ce probl., je suis intéressée par tout ce qui touche l’esthétique .
    Merci aussi à Stéphane d’avoir OSE. Tu es de bon conseils Stéphane et je me réfère à tes produits naturels dorénavant.
    Alma

  2. Merci Pascale, ayant comme toi souffert de ce probl., je suis intéressée par tout ce qui touche l’esthétique .
    Merci aussi à Julien d’avoir OSE. Tu es de bon conseils Stéphane et je me réfère à tes produits naturels dorénavant.
    Alma

  3. Bravo pour cet article qui reflète les soucis qui existent dans notre perception des produits “habituels” et “traditionnels”. Il est difficile d’ouvrir les yeux et de faire ouvrir les yeux à ceux qui nous entourent et ce genre d’article peut y contribuer. Donc merco!

    En revanche, ça fait plus d’un an que l’association Génération Cobaye œuvre en ce sens, en tentant de faire entendre la voix de la raison au sujet des perturbateurs endocriniens. De nombreuses actions ont déjà été lancées de par la France, “l’éco-orgasme” fait un carton sur les festivals et oui, ça commence à tourner cette affaire là!

    Voilà le lien de leur site : http://www.generationscobayes.org/
    Bonne continuation et mille mercis de tout ce que tu partages avec nous Julien!

  4. Liliane Marchal

    Un tout grand merci à Pascale pour sa sincérité et son cheminement et à vous, bien évidemment, cher Julien pour ces informations très utiles.
    Adepte de vos conseils sur les HE, je sais que les HE suivantes sont interdites en cas de cancers hormono dépendants: Cèdre, Cyprès, Santal, Sauge. En existe-il d’autres à ne pas utiliser?

  5. Marie-France

    Merci à Pascale pour ce témoignage et à Julien d’attirer notre attention ! N’a t-on jamais envisagé d’obliger les fabriquant à noter les ingrédients suspects pour la santé de par ex d’une couleur différente sur l’emballage ? Je connais la réponse : bien sûr que non la cosmétique conventionnelle représente un marché bien trop important. C’est donc à nous, la preuve en est faîte une fois de plus de modifier nos habitudes de consommation, prudence et vigilance sont plus que jamais les mots d’ordre à suivre ! Les produits de beauté ne sont pas des produits anodins !

  6. Incroyable … merci à Pascale pour son témoignage.
    Cela montre que nous avons intérêt à être dans la conscience et la connaissance de ce que nous consommons.
    Aujourd’hui, j’ai le réflexe de lire les étiquettes et de les décrypter grâce à ceux qui font ce travail de vulgarisation au combien important. Merci Julien et l’association Slow cosmétique.
    J’ai du abandonner certains produits que j’adorais pourtant. Ma santé actuelle et future le vaut bien.

  7. Bonsoir,
    je profite de cet article pour vous poser une question que je me pose depuis un moment: savez-vous s’il existe des vernis à ongles “bio”, ou contenant moins de produits nocifs pour le corps et la nature?
    Merci!

    • Bonsoir, je suis masseur-kinésithérapeute spécialisée dans le cancer du sein et la question des vernis revient régulièrement, notamment parce que mes patientes doivent en mettre lors de leur chimiothérapie. Il leur ait conseillé des vernis avec du silicium de la marque Eye care. Sinon dans les vernis il existe des produits à l’eau comme la marque Scotch Naturals ou Kure bazaar. Je prépare un article pour mon blog dessus.
      N’hésitez pas à me faire part de votre expérience !

    • Oui bien entendu. J’ai fait une chronique là dessus dans La Quotidienne (tapez “Quotidienne France 5 + Vernis” sur google). Je suis personnellement fan des vernis Scotch Naturals, Zao, et Bo.Ho.

  8. Peut importe qu’il s’agisse d’un pavé dans la mare ou pas ça me parait important de rappeler ces choses. Malheureusement trop de personnes ne prennent pas tout ça au sérieux parce qu’on est en France et qu’en France on est protégé par des paliers etc. C’est bien dommage je trouve. J’essais vraiment pour ma part de choisir avec munition les produits que j’utilise sur ma peau parce que je n’ai pas envie qu’elle boive toutes ces substances chimiques.
    Merci pour cet article qui fait piqûre de rappel !

  9. Merci à vous pour ce document. Il est tellement véridique. Moi j’ai coupé avec les déodorants etc.depuis longtemps. Depuis je n’ai plus ces boules blanches qui crèvent un moment donné et vous dire l’odeur ouf. J’ai lu je me souviens pas où et j’y crois que ces produits pour la transpiration sont aussi liés au cancer du sein. Depuis je ne transpire pas, pas éruption de boules et je me sens fraîche. Oui osons le dire ! Bravo !

  10. Bravo pour le coup de gueule, ce n’est pas un pavé dans la mare, l’info commence à se savoir, mais il faut y aller et le dire haut et fort. Avec votre position, allez y, battez vous pour nous, dans les émissions télé et tutti quanti là où on peut toucher les gens.
    Merci ! et continuez

  11. Merci à toi pour cet excellent article et à Pascale pour son témoignage. Ma mère sort aussi d’un cancer du sein et elle qui s’intéressait déjà pas mal à la slow cosmétique, elle a réussi à me convertir complètement. C’est malheureux à dire, mais la maladie nous a tous fait prendre conscience de tout ce qu’on pouvait ingurgiter, respirer et se mettre sur la peau et les cheveux de mauvais pour notre santé. Depuis, je m’informe énormément. J’ai acheté ton livre sur la slow cosmétique et je fabrique mes propres produits de beauté. Je trouve cela très intéressant, amusant et gratifiant par la même occasion. Je commence également à faire des savons saponifiés à froid, me suis remise à faire des hennés à la place des colorations bien chimiques chez le coiffeur et j’ai acquis un diffuseur d’huiles essentielles qui tourne tous les jours à la maison… Bref, tu l’auras compris, je suis à 200% convaincue par la slow cosmétique et j’en parle le plus possible autour de moi afin de convaincre mon entourage que c’est bien meilleur pour notre santé et pour l’environnement. Je trouve comme toi aberrant que des associations en lien avec la santé donnent ce genre de produits aux ingrédients très discutables à des femmes ayant ou sortant d’un cancer. Il est temps que toutes ces pratiques changent et que les mentalités évoluent !

  12. Votre article est courageux, Julien.
    Je l’ai posté sur la page FB de mon salon d’esthétique.
    Merci à vous et aussi à Pascale, et je lui souhaite un bon rétablissement!

  13. Encore un excellent article Julien et tu as bien fait de lancer de pavé dans la mare , il faut dénoncer ce que l’on nous cache au nom du profit ! Quelle beau témoignage et quel courage !! Bravo a ton amie Pascale a qui je souhaites un prompt rétablissement . A ce propos , J’en profites pour vous souhaiter tous mes vœux de bonheur , de joie et d’amour à vous et vos proches , que cette année puisse voir nos désirs se réaliser . J’espère que tu sera d’accord ? J’ai mis un lien vers ton article etant donne que j’en ecris un actuellement sur les facteurs perturbateurs de santé dont les cosmetiques font parties evidement et dans ce cas , je envois systématiquement a toi etant donne que c’est ton domaine et puis je suis venue a la Slow cosmétique grace a toi et ton livre

  14. Julien bonjour !

    Tout d’abord merci pour cet article ainsi que pour ce site regorgeant de vérités et d’inspirations.
    Je n’ai pas trouver le moyen de te contacter autrement que par commentaire.
    Tu as traité d’articles plus qu’intéressants sur les (véritables) produits Bio ainsi que sur les alternatives au shampoing.
    Suite à l’arrêt du shampoing traditionnel et à tout autre produits capillaire, je me suis tournée vers la méthode du célèbre méthode du no poo (bicarbonate + vinaigre de cidre) qui ne m’a pas convaincu. Je suis depuis passée au Rhassoul (aussi appelé Ghassoul) qui m’a redonné ma brillance, de la douceur et du corps à mes cheveux extrêmement fins/gras de nature et ayant subis beaucoup de chute ces dernières années (j’ai 23 ans pour info). Aujourd’hui je souhaite revenir vers un shampoing de qualité, et j’aimerais me tourner vers la marque URTEKRAM que tu as cité à plusieurs reprises. Cependant, je ne le trouve pas dans le peu de magasins Bio que je connais (j’habite Marseille, je suis près d’Aix en Provence aussi). L’achat en ligne m’oblige à payer un coût de livraison qui me semble élevé. Pourrais-tu m’aider ?

    • Je te conseille alors un shampooing qui porte la Mention Slow Cosmétique : de Saint Hilaire, Douces Angevines ou Bioflore ou Senz Cosmetics par exemple.

  15. Bonjour Julien,

    une petite question me turlupine : j’ai testé et approuvé l’utilisation des huiles végétales pures en guise de soin de la peau. Tu parles dans tes vidéos de l’intéret des huiles végétales, puisqu’elles seules peuvent aider la peau à se refaire une santé.
    La seule différence entre crème et une huile étant l’utilisation de glycérine ou de cire, ma question est : quelle est la différence entre les deux et, même par intempéries, la crème est elle vraiment nécessaire ?
    Ou alors je suis tellement ravie par les huiles que je déclare la mort aux crème 😉 ? Peux tu m’éclairer ? Merci infiniment !

    • Oui, la crème est différence de l’huile. Elle contient des corps gras qui hydratent en limitant la perte en eau, mais elle contient aussi des substances humectantes qui augmentent en surface le taux d’hydratation de la couche cornée superficielle. La crème protège aussi, pas l’huile. Donc l’idéal : massage à l’huile + petite quantité de crème, surtout si activité au dehors. Le soir par contre, l’huile seule suffit.

  16. Merci, une fois de plus, Julien pour tes informations avisées. Après avoir lu cet article, oserais-je demander s’il est catastrophique d’avoir incorporé de l’he de cyprès(1%) dans une crème pour les pieds utilisée par des jeunes filles ? en association avec de la menthe poivrée. Je l’ai fait une fois…. dans un flacon de 100 ml. Quelle inconsciente j’ai été!!!!

    • Ah ben non Mamie, on dit bien que ces huiles essentielles “hormon-like” ne pose problème QUE QUAND il y a cancer… Sur des individus sains, pas de souci.

  17. Bonjour,
    Très bonne article il faut mettre les pieds dans le plat c’est courageux à vous.
    J’avais déjà entendu parler de ces boites offertes aux femmes qui souffrent du cancer pendant ces ateliers beauté il en va de même pour les mamans qui sortent de la maternité avec une boite cadeaux pour leur bébé remplit de produits très suspect dans leur composition.
    Les marques s’infiltrent partout pour ce faire de la pub cela s’appelle du pink washing, certaines associations qui s’occuppent des femmes atteintent de cancer essaient de dénoncer ces fausses actions.
    Maintenant chaque année toutes les grosses marques cosmétiques, fringues etc… Vendent un produit au profit de la lutte contre le cancer du sein mais tout ça est fait uniquement pour s’acheter une bonne conscience auprès du grand public et continuer à vendre le reste de l’année des produits toxiques.
    En ce qui concerne les esthéticiennes ou les coiffeurs ils sont malheureusement formatés dès leur entré dans les écoles de formation qui sont toujours en partenariat avec des marques et ne laisse pas les jeunes avoir leur propre libre arbitre. De plus on ne leur parle absolument pas de cosmétiques naturelles ou alors sous forme plutôt négative…
    Courage Julien il faut continuer de répendre vos bons conseils!

    • Tout à fait ! C’est cela le mot : le pink washing, ou l’art de s’engager pour une cause sans pour autant avoir revu ses formules…

  18. Bonjour,
    Merci Julien pour tes conseils et bien évidemment pour tes recettes que j’utilise depuis plusieurs années.
    J’avance progressivement avec la Slow cosmétique. J’ai trouvé une marque de maquillage “LOLY LOLO” qui me paraît naturel et qui est très très agréable à utiliser. J’aimerais savoir ce que vous en pensez Julien. Votre avis m’est précieux. Si vous pouviez nous donner des recettes shampoing, gel douche et dentifrice, cela serait super……..
    Merci mille fois Julien

  19. Bonjour Julien,

    Ayant été hospitalisée, pour un double cancer du sein, il y a 2 ans dans l’hôpital où je travaillais j’ai eu le privilège d’être chouchoutée, notamment en recevant un soin du visage par l’infirmière ayant suivi une formation auprès de l’Association (belge)contre le Cancer.
    Quelle ne fut pas ma surprise de constater que les produits utilisés portaient la marque Nivéa.
    Normalement,la marque devait être changée,je me renseignerai.
    Personnellement, je n’utilise plus de déo, même plus la pierre d’alun, uniquement un peu de bicarbonate de soude et j’en suis satisfaite.
    Encore bravo pour ton courage, surtout ne t’arrête pas; nous sommes tous et toutes là pour te soutenir!

  20. L’huile de noix de coco comestible et bio sert pour tout, hydratation, demaquillant, lubrifiant, mélangé avec du sucre ou du sel c’est un excellent exfoliant….il y a mille et une façon de l’utiliser en toute sécurité même dans le smoothie du petit déjeuné 🙂

  21. Atteinte aussi d’un cancer du sein a 37 ans et encore sous traitement hormonal, j’ai pourtant toujours privilégié le bio, le sport, la vie saine etc … Maintenant je fais mes produits cosmétiques et je lis encore plus les étiquettes si je dois prendre du tout fait. Par contre, je fais aussi attention aux huiles essentielles que j’utilise car certaines me sont interdites car hormones like. Par exemple à fuir pour ce qui me concerne la sauge sclarée et quelques autres. Heureusement elles peuvent toujours être remplacées par leurs petites soeurs.

    • Oui Sandrine, et j’ai cité les huiles essentielles hormon-like les plus courantes dans l’article.

  22. Merci Julien pour cette piqure de rappel qui ne fait pas de mal. Tu as osé écrire un tel article et je t’en remercie. Je vais partager ton article sur la page Facebook de mon blog.

  23. Bonjour,

    Pour info, il existe un site, et une application, pas mal fait qui recense la composition des cosmétiques. L’application permet de scanner les codes barres des produits, ou de les encoder, et donne ensuite une cote sur 10. Ce site s’appelle NOTEO.

    Moi-même atteinte d’un cancer du sein à 37 ans (malgré qu’il soit non hormono-dépendant, j’imagine que les perturbateurs endocriniens ont peut-être quand même joué un petit rôle … ), j’ai appris l’existence de ce site par une sénologue.

    Voià, bonne journée 🙂

    • Je ne suis pas certain que NOTEO prenne en compte le potentiel pouvoir perturbateur endocrinien des ingrédients.

  24. très interessant et très déroutant !
    du coup je suis un peu paniquée par tout ce que j’utilise, comment faire le tri et avoir de bon reflexe???
    en tout cas bravo pour cet article

  25. Merci de nous alerter, en espérant que cela éveille les consciences au maximum. Je ne sais pas décoder les compositions de produits sur les étiquettes, et j’aimerais. Je connais aussi l’application Noteo, il y a tellement de produits qui semblent néfastes ! Il faudrait que l’on tire vraiment un trait sur les promesses marketing et que l’on raisonne plus en terme de santé … encore merci pour l’article que je vais partager.

  26. Bonjour Julien
    Merci pour ce billet, un de plus et tant mieux pour alerter. Depuis que j’ai fait ta connaissance sur France5, je n’achète plus aucune crème du commerce, j’utilise beaucoup d’huiles végétales comme soins hydratants, je fais ma petite cuisine cosmétique maison et j’en suis ravie.
    Merci aussi à Pascale pour son témoignage et bon courage à elle pour la suite.

  27. Bonjour,
    (cancer du sein, 33 ans)
    J’ai passé beaucoup de temps un jour à taper dans mon moteur de recherche les composants de mon shampoing, ma crème solaire, etc… et j’ai fini par tout jeter à la poubelle, même les produits pour bébé.
    A l’hôpital, on m’a orienté vers la marque VEA qui vend des produits pour les personnes sous traitement.
    Je commande tout mon maquillage et les cosmétiques pour ma fille et mon mari sur un site bio.

    • Pauline, désolé mais rien qu’en examinant le shampooing de la marque Véa, on y trouve de l’EDTA, du PEG… Ce n’est pas une marque spécifiquement formulée sans synthèse.

  28. Bonjour Julien,

    Pour revenir sur l’aparté, c’est vraiment très bien que des associations viennent en aide à ces personnes ! Au moins, elles ne sont pas toute seul !
    Sinon, tout à fait d’accord avec toi sur les cosmétiques….

  29. Juste un mot : MERCI

  30. Merci !

  31. Bonjour,

    Peut-on “cumuler” l’après rasage et le soin anti-cernes ?

    Merci !

  32. Bonjour,
    merci pour cet article très interessant.
    salutations
    bio-atmosphere.ch

  33. Temoignage tres touchant. Bon courage a elle pour la suite

  34. Puisque j’essaye d’eviter tout ce qui oestrogène like, et qu’il y a aussi des contre indications avec des produits naturels, pourrais tu faire un article plus complet sur les huiles essentielles oestrogène like à éviter ?
    Et éventuellement aussi pour les huiles végétales, ils me semblent que dans ce cas, il faut éviter l’onagre et la bourrache non ?

    • En cosmétique, l’onagre et la bourrache n’ont pas d’effet oestrogen like. Pour les HE, c’est en effet plus problématique alors basez vous déjà sur la liste évoquée dans l’article (les plus courantes).

  35. Merci Julien pour cet article intéressant et “pavé dans la mare” c’est tres courageux de votre part. Et un grand merci à Pascale, ainsi qu’un tres prompt rétablissement.
    Je partage votre article sans modération sur ma page Facebook.

  36. Merci pour le conseil 🙂

  37. Merci julien pour cet article ces produits sont souvent très chers et tout le monde ne sait pas se les procurer malheureusement .mais j ai ton livre sur la slow cosmétique .je n ai pas eu de cancers mais ai beaucoup d autres soucis de santé et j essaie toujours de me soigner avec certaines huiles essentielles ou pour les cosmétiques il y a une firme qui fait des produits a base de produits naturels ainsi que les parfums et deo qui sont de chez lyriange démo a domicile . voilà bonne journée a tous et encore merci pour ces beaux articles et conseils

  38. Bonjour Julien,

    Je ne sais pas trop où acheter mes huiles végétales. A vrai dire, je pensais que les prix était une bonne indication mais je n’en suis pas si sûre.
    Un cocktail d’huiles dans un serum réputé très cher (je ne sais pas si on a le droit de citer des marques, en tous cas il porte le nom d’un personnage de la mythologie grècque) coûte aux alentours de 120€…
    Est-ce que le prix est justifié?
    J’avais acheté une huile d’Argan (avec un nom de rois mages) très chère et ses créateurs, tout comme une certaine blogueuse affirmaient que cette huile d’argan était différente de celles proposées par AZ…
    D’un autre côté j’avais une fois acheté une HV de Jojoba à 2,50€ et ça me paraissait tellement peu cher que finalement je ne l’ai pas utilisée.
    Bref quelles sont les marques sûres?

    Merci

  39. Bravo pour cet article et Merci pour le témoignage!
    Je suis formatrice en esthétique et j’aime à lire tous ces avertissements et conseils!
    Spécialisée dans les soins du corps, je conseille à mes stagiaires des huiles végétales naturelles pour réaliser leurs prestations… Je ne les oblige pas… Mais je passe un message… Heureuse de ne pas être seule…

  40. Bonjour Julien,

    j’ai une petite question par rapport à ta recette anti-cernes mais impossible de laisser un commentaire sur ce poste 🙁 C’est pourquoi je me permets de la poser ici.

    J’ai vu de l’huile essentielle de matricaire chez Ladrôme mais le nom latin est “matricaria chamomilla” au lieu de “matricaria recutita” … est-ce la même HE? Sinon, quelle marque nous conseillez-vous?

    D’avance, je un grand merci 🙂

    Aurélie